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  • : Le blog de Franck 40
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  • : Hubert-Félix Thiéfaine et Bauhaus font partie de mon univers... Musique, poèmes, citations et réflexions personnelles, politique, sport, passions et société composent ce blog. La bienvenue à vous !
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Pour des lendemains meilleurs

SOLEIL . CHERCHE . FUTUR

4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 20:55

Souviens-toi d'oublier

qu'au commencement de la fin

le réel n'avait d'irréel

que la vision de l'invisible...


Souviens-toi d'oublier

qu'au lendemain des jours passés

le rêve n'aura de cauchemars

qu'en l'espoir de désespoir...


Souviens-toi d'oublier

qu'en présence de ton absence

l'avance n'a de retard

qu'au départ de tes arrivées...


Souviens-toi d'oublier

qu'en l'amour de ton indifférence

l'ennui n'a de plaisir

que dans le goût du dégoût...


Souviens-toi d'oublier

qu'en réponse à tes questions

la folie n'a de sagesse

que la force de ta faiblesse...


Souviens-toi d'oublier enfin

que le tout se nourrit de rien !

Published by Dark Entries - dans Poèmes
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 20:09

Il part vivre heureux,

il part zoner à deux,

vivre libre un jour,

un mois, une année,

vivre libre pour toujours,

vivre libre pour aimer...


Il nous quitte pour une flamme vive,

passer ses amours sur d'autres rives,

bien loin des grandes villes meurtries,

à la recherche de quelques vrais amis.


Enfin, il a retrouvé la liberté,

qui, jadis, l'avait abandonné

pour avoir, soit-disant violé,

le code d'une société...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 19:32

Sur la grande carte du monde,

je vois apparaître ton ombre

qui se dessine plus longue

que tous les autres songes.


Tu la parcours à pas de loup,

dans les hautes herbes,

un peu comme un fou,

à la recherche de son rêve.


Tu t'éloignes des grandes villes,

où la vie te semble plus difficile,

et tu pousses chaque matin,

ton cri qui te semble si certain.


L'ombre coule à la manière du torrent,

heurtant les rochers, le chemin dérive

porté par le vent du soleil couchant,

de nuages en nuages, l'âme délire.


Tu es parti vivre plusieurs langages,

tu es parti en oubliant tes bagages,

et tu laisses dans ton sillage,

l'ombre d'un très grand voyage.

Published by Dark Entries - dans Poèmes
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 17:35

Elle vit à Berlin Est.

Prisonnière de l'Est,

elle est seule, à la rue

et c'est une inconnue.


Dans ses yeux, c'est déjà la fatigue,

sans joie, sans lumière, que le vide.

A ses côtés, ni espoir, même combat.


Son visage est marqué par les larmes,

et la peur des jours toujours incertains,

elle n'a de cesse de vivre le même drame.


Elle s'agenouille au pied du mur,

dans une neige froide qui la torture,

s'efforçant de ne jamais se plaindre.

L'envers du décor, comment l'atteindre ?

Published by Dark Entries - dans Poèmes
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 16:40

Là haut, parmi les cimes bleutées,

l'air que chantonne un vieux berger

s'envole gaiement et s'en va se perdre

par delà les montagnes de pierres.


Le jour s'affaiblit et la nuit tombe,

le vieux bonhomme, de fatigue, sombre

et s'endort pieusement tout en ronflant.


Dans l'air glacé de la matinée,

il se réveille et se met à tousser

car ce matin, la neige est venue.


Du haut des alpages, elle est descendue,

se posant doucement, sans un souffle de vent,

recouvrant de son blanc manteau, bien des dos.


Heureusement, les moutons sont à l'abri.

Demain, il faudra descendre, le coeur aigri,

tout en bas, là bas, dans la vallée,

encore chaude et ensoleillée.


Chemin faisant, avec ses moutons,

le bâton serré entre les mains,

le vieux berger se prend à pleurer.


Car tout à l'heure, peut être dans une heure,

il devra affronter les êtres d'en bas.

A part ses moutons, d'amis, il n'en a pas.


Sans doute contraint par la nature,

c'est d'un pas trébuchant,

sûrement hésitant,

qu'il s'en vient se donner en pâture

à la société...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 14:11

Il est là, assis au troisième rang,

le regard tourné vers la fenêtre.

Il rêve, il rêve à je ne sais quoi,

de calcul et d'algèbre, nullement.

Un bruit, un son, ou une voix,

le font sursauter de tout son être.

 

Il se retourne, troublé, aveuglé par le bleu

des yeux bleus qui le fixent tendrement.

Ces yeux bleus, ils étaient certainement

dans son rêve; alors, son esprit se trouble.


Ils sont maintenant là, devant lui...


Embrouillé par les règles, les calculs,

et les écritures blanches sur fond noir,

son regard glisse à nouveau vers la fenêtre,

avec le fol espoir de voir à nouveau apparaître

le vert de la nature, le blanc des montagnes

et  le bleu du ciel bleu, le même bleu

que le bleu des yeux bleus

qui auparavant, l'avait attiré.


Tout au fond du ciel, un point noir...

L'oiseau solitaire, l'oiseau espoir,

telle la pupille au fond de la rétine

des yeux bleus qui tout à l'heure,

l'avaient intrigué.


Maintenant, il se rappelle...

Ces yeux étaient dans son rêve.

Ils étaient ceux de la solitude et de l'ennui.

Bercé par des vagues de pensées, il s'endort...

La maîtresse s'inquiète mais la cloche retentit.

Ouf, c'est la sortie, la sortie vers la liberté qui l'a sauvé...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 13:31

Je l'aperçois, devant moi, il s'éveille.

Enveloppé d'un léger halo de brume,

il glisse de son coussin de plumes,

pointe le bout de son nez, se réveille.


Là, tout en haut de la colline,

encore dans les sauvagines,

il darde son premier rayon.

Mon dieu, quel est son nom ?

 

Maintenant, il illumine tout le ciel,

où la brume se faisait arc-en-ciel,

finissant de sécher les gouttes de rosée,

étourdissant le son des ailes des grillons.

Oh, j'entends battre une nouvelle journée.

Mon dieu, mais quel peut-être son nom ?


Le splendide décor qui s'ouvre

lentement à mes yeux émerveillés,

n'est autre que celui d'une courbe

qui semble se laisser dériver,

pour sûrement recommencer demain,

la mystérieuse naissance d'un matin...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 10:13

- Ohé, de la vie !


- Ohé, du matelot !

  Ne fait-il beau, aujourd'hui ?


- Allons boire, petit oiseau !


- O, mon bon monsieur,

  laissez moi plutôt rêver.

  L'alcool ne vaut guère mieux.

  N'ai-je point, ici, l'esprit léger ?


- Ah, de grâce, je ne sais que dire

  de l'oeil, o combien, hagard,

  et de votre si perfide regard

  me refusant ainsi un brin de délire.


- Aujourd'hui encore, excusez-moi

  de n'avoir point trouvé l'envie

  de partager volontiers votre émoi

  préférant la rêverie à un demi.

  Mais, ne pourrait-on, un jour,

  formuler, à nouveau, nos envies ?

  Ne serait-ce d'un bref secours

  que de rêver à une vile beuverie ?

  De grâce, je vous en prie et vous en conjure,

  de cet instant, laissez-moi les images

  vagabonder sous de prémices augures,

  me saouler et me porter vers d'autres rivages.

  Alors, à bientôt, mon bon matelot !


- Santé !  Et à bientôt, petit oiseau !

Published by Dark Entries - dans Poèmes
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 00:52

Joue avec le sable

à faire des châteaux forts,

à créer des images,

à modeler le décor.


La marée haute arrivera,

et l'eau salée se gardera

de lisser tes tableaux,

les rendant encore plus beaux.


Maintenant que le rivage est désert

et que le vent s'affole,

dans un souffle venant de terre,

tes images décollent.


Elles passent les rouleaux,

caracolent et cabriolent,

pour venir jouer au dessus de l'eau

telles un cerf-volant ivre et frivole.


Demain, parmi les coquillages,

tu dessineras à nouveau,

sur le sable de la plage,

de tout nouveaux tableaux...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 00:13

Coquillage, sur la plage,

tu es le roi des rivages.

Tu vis par milliers,

peut être en communauté,

je ne sais pas ?


Je n'ai jamais réussi à te parler...


Coquillage, roi des rivages,

ne pleure pas, s'il te plaît.

Tes larmes salées

me rendent triste.

 
Ah, enfin tu souris !


Tu sais, gentil coquillage,

je t'aimerais tout le temps.

Je t'aimerais, s'il le faut,

jusqu'à ton naufrage...


A ces mots, le grand océan s'ouvrit,

me montrant le chemin des amis.


Je regagne les fonds marins

et le royaume des coquillages

pour apprendre, peut être, enfin,

à déchiffrer et parler leur langage...

Published by Dark Entries - dans Poèmes