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  • : Hubert-Félix Thiéfaine et Bauhaus font partie de mon univers... Musique, poèmes, citations et réflexions personnelles, politique, sport, passions et société composent ce blog. La bienvenue à vous !
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Pour des lendemains meilleurs

SOLEIL . CHERCHE . FUTUR

30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 21:14

Dans la cité des cloches,

le président Camembert,

le préposé fantoche,

règne sur son ministère.

La vieille reine Pédauque,

la bienheureuse ratonne,

de ses geôliers se moque,

sa prison est un royaume.

 

Lors d'une croisade sans croix,

la curé confrérie,

vante le culte du moi,

la mort à crédit.

Pendant ce temps, bientôt 2000 ans,

tout en haut de la colline aux oliviers,

Jésus se les caille sur sa croix,

le fils de Dieu, recrucifié,

est mort en fraude avec les lois.

 

Jadis et naguère,

l'avocat du diable

monte une sombre affaire

contre le peseur d'âmes.

En ces temps là,

pour le naïf sous les drapeaux,

en avoir ou pas,

c'est pot-au-feu sur le gros lot.

 

L'idiot de la famille,

avec le fil du rasoir,

a raté son suicide,

pauvre ange noir.

Dans les grands cimetières,

ou bien les caves du Vatican,

les saints brûlent en enfer

sous l'oeil suppôt de Satan.

 

C'est dans la cité des cloches

que le président Camembert,

le préposé fantoche,

règne sur son univers...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 20:37

Le monde est survolté,

le monde a faim !

Le monde est dissocié,

les morts on plaint...

 

Tous ces innocents, ces innommables...

 

Plus de patrie, vive l'ennui,

la révolution ou la trahison.

Karl Marx fait grève,

et la marche, ça crève.

No futurov chez les Ruskov !

 

Tous ces impuissants, ces impondérables...

 

Les beaux quartiers de mal-baisés

où la bourgeoisie hait l'anarchie,

l'automatisme imprégné de cynisme.

Mépris et dédain, le moine est radin !

 

Tous ces indifférents, ces impitoyables...

 

Attention à la corruption,

maudite Monique nique.

Les murges se purgent,

et les purges, ça urge.

Les moignons sentent l'oignon !

 

Lâche les brebis, la Marie,

et pis épie, attache la vache.

Sûr que c'est la volaille qu'on mitraille

pendant que la canaille, elle, elle ripaille.

Faut pas t'en faire, on a sauvé l'camembert !

 

Vive De Gaulle et la gaule,

les Champs Elysees et la télé,

le saucisson et le pinard,

monte le son, eh, veinard.

Chie français et ça se sait !!!

Published by Dark Entries - dans Poèmes
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 19:45

Ce soir, j'ai envie d'offrir des fleurs à ma bien aimée.

La dépense ne s'en trouvera pas trop affectée,

mais à défaut de fleurs, je m'offre du rêve artificiel.

Depuis Juillet 85, je ne cesse les dépenses

en fredonnant des airs incertains.

Aujourd'hui, j'ai fini le voyage

mais la morsure est profonde,

la plaie à demi-cicatrisée...

 

Quand viendras tu me guérir, mon amour ?

 

Je pense, je repense au passé

et là, prés de moi, s'entassent

toutes ces lettres que tu as écrites.

J'ai répondu et toi, tu as répondu,

et moi je n'ai plus répondu,

alors, tu as cessé d'écrire...

 

A quoi bon écrire...

 

Ce qui arrive, matérialise ma vie.

Dans mon délire, de jour et de nuit,

je ne note plus que des pensées

sur le papier, cessant les mots

car ils ne sont point expressifs

aux yeux de ma dérive...

 

Aujourd'hui, la vie ne tient que par un fil !

 

La folie s'accumule aux évènements actuels,

à l'instant même où une forme d'oppression

jaillit sur mon état d'incompréhension.

Mon père, je te hais pour tout ce que tu veux me faire endurer !

Toi même, tu opposes mes faits à ton idéal,

et tu pousses mon comportement à s'endurcir de jours en jours.

 

Je pense que pour le rendez-vous de l'an 2000, en retad je serais.

Commencez la fête sans moi, je ne sais si je vous rejoindrai...

 

(à mon frère)

Published by Dark Entries - dans Poèmes
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 17:00

Allongés dans vos cercueils,

morts parmi les morts,

moi, je ne vous envie.

Dans vos cachots humides

et bien trop noirs,

vos carcasses angoissées

se torturent l'esprit,

et se cognent le crâne

à des plafonds pourris.

 

De lents corbillards

défilent lentement

le long de vos âmes

rongées par les vers

comme par un remords.

Au fond de vos orbites,

un peuple muet

d'infâmes araignées

y vient tisser sa toile.

 

Dans vos caveaux putrescents,

de gluants bataillons de larves

s'activent inlassablement

à dépouiller votre squelette.

La puanteur est si forte que,

de partout aux alentours,

elle attire en masse

des cohortes de vermines

en ce lieu de ripaille.

 

Loin de vos cimetières,

loin de vos lamentations

et de vos prières, moi,

je veux creuser une fosse

pour y jeter mon cadavre.

A l'abri de vos cortèges

et de vos cérémonies,

j'inviterai mes amis les vautours

à se saigner à l'heure du festin !

Published by Dark Entries - dans Poèmes
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 16:15

La mort, assise sur le crâne de l'humanité

et sur ce trône, la profane au rire effronté,

se balance au son du tic-tac de l'horloge,

déesse sinistre et sans grâce,

dont le doigt impassible menace

et semble te dire d'un air morose:

Il est l'heure, souviens t'en !

 

Trois mille six cents fois dans l'heure,

de vibrantes sensations martèlent ton coeur

et semblent te dérober un morceau de plaisir,

repoussant vers d'autres lieux l'instant du délire.

 

Étonnants voyages pour fuir les mondes de l'éther

où chaque jour, tu descends d'un pas vers l'enfer,

à travers les ténèbres de tes yeux profonds,

faites pour égayer l'ennui de tes prisons.

 

De tes visions de rêve aux déserts qui scintillent,

tu traînes des scorpions accrochés à tes chevilles

où lové en croix tout autour de ton crucifix,

de la prière en pleurs, s'exalte le christ.

 

Et la mort, la despote à l'envie non rassasiée,

te plante son drapeau noir sur ton crâne incliné

et semble te dire d'un air morose:

Il est l'heure, souviens t'en !

Published by Dark Entries - dans Poèmes
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 15:27

Que la mort triomphe là où la vie renaît

à l'aube d'un monde où tu as pressé

trop vite sur le mauvais bouton...

Autodestruction !

 

Dans l'éclat sombre d'un marbre doré

c'est ta tombe que tu t'en vas creuser

à l'abri des anges et des démons...

La destruction !

 

De la vie en doses pour tous les petits camés

qui dans les catacombes, à peine ébréchés,

se plantent la seringue dans les roustons...

Autosatisfaction !

 

Une vision fantôme sur terre si aride et fanée

vaut mieux que la honte d'une vie de damnés,

je te le dis sans haine et sans remords...

Vive la mort !

Published by Dark Entries - dans Poèmes
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 14:53

Nature morte pour vision glacée,

regard froid sur peinture lugubre,

toile sans fond d'aspect morbide,

voile sans teint pour âme sensible,

grève sans port sur mer fragile...

 

Nature morne au visage desséché,

esprit étroit engendre la solitude,

rêve sans fin pour réveil sordide,

écran sans lumière, sommeil avide,

artiste sans valeur sur terre aride...

 

Nature morte des non-sens cachés,

fadeur d'émois sur trait de lassitude,

tableau sans histoire, mélange débile,

nuage solitaire pour peintre malhabile,

soleil sans réconfort, air chargé d'huile...

 

Nature morte, nature stérile !

Published by Dark Entries - dans Poèmes
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 10:57

Lacs pourpres et rivières de sang hantés par de mauvais songes,

je ne vois que ciels obscurs et porteurs d'ennuis qui me rongent...

 

Les fleurs nouvelles que je rêve,

pousseront dans un cimetière isolé.

Les plus doux des parfums se mêlent

à mon esprit et me feront dériver

vers les solitudes les plus profondes,

vers des cauchemars bien sombres...

 

Je hais ce gouffre, ces ténèbres où mon coeur est tombé,

 où je suis envahi par ce silence affreux du monde des terrés...

 

Le fond de mes nuits dessine mon agonie,

j'ai peur du sommeil sans réveil...

La terreur enflamme mon escalier de survie,

vague d'horreur où je sommeille...

La folie servira de tombeau à ma cruelle tourmente,

je fermerais les yeux pour oublier ma froide épouvante.

Published by Dark Entries - dans Poèmes
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 10:31

Comment se nomme la bête

qui tourne dans ma tête...

Ce maudit animal

qui trouble mon encéphale ?

 

Si j'étais un humain,

je l'appellerais félin...

Si j'étais un titan,

je l'appellerais Mutant !

 

Mais, je ne suis rien de tout cela

alors, sans crainte écoutez moi:

même si je reste un incompris,

je ne peux et ne veux survivre ici.

 

Si je dérange, qu'on me le dise

aussitôt, je ferais mes valises,

pour d'autres astres, pour d'autres cieux,

là où je pourrais enfin vivre libre et heureux.

 

Vers le futur ou le passé,

nul ne sait où je vais...

Published by Dark Entries - dans Poèmes
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 00:18

Terre, planète suppliciée,

cylindre de l'épouvante

où les rebelles, les fêlés,

les intemporels, les désaxés

tombent dans le piège de l'ennui.

 

Terre, planète des normes,

de l'absurdité et du vice

où les incréées, les irréels,

les ratés, les immortels

tombent dans le piège de l'oubli.

 

Un monde en dérive,

immonde, un suicide,

une tombe, un édifige !

 

Sphère allant à l'encontre

des bornes et du non être,

de l'incorruptible et du néant,

témoin sans cesse jouissif

d'un sexe immaculé béant.

 

Sphère de l'inconditionnel présent,

inéluctable absent présumé

assurant une transcendance

vouée à la perdition totale

d'une récupération insensée.

 

Un monde en dérive,

immonde, un suicide,

une bombe, une ogive !

 

Mais arrive un jour où

l'éternité moins une,

la terre échec et mat,

ce monde qui n'est plus notre,

s'égare aux confins des galaxies.

 

Un monde en dérive,

immonde, un suicide,

notre terre en péril,

vouée à son autodestruction,

un monde en exil,

à la recherche de sa reconstruction...

Published by Dark Entries - dans Poèmes