Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Franck 40
  • Le blog de Franck 40
  • : Hubert-Félix Thiéfaine et Bauhaus font partie de mon univers... Musique, poèmes, citations et réflexions personnelles, politique, sport, passions et société composent ce blog. La bienvenue à vous !
  • Contact

Heure et date


Recherche

Pour des lendemains meilleurs

SOLEIL . CHERCHE . FUTUR

2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 22:22

Noires sont les horreurs,

rouges les canons de feux,

ronds les boulets de mort

qui saignent la terre

que nous aimons...


Dis moi toi l'artilleur, toi le pilonneur,

pourquoi charges-tu tes canons ?


Chasses à tout prix la tumeur

qui grandit dans ton coeur.

De tes veines, s'écoule la vie...

De tes ordres, s'échappe l'horreur !

Published by Dark Entries - dans Poèmes
2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 20:45

Toi qui marches les yeux fermés,

redresses un peu le bout de ton nez

et regardes bien tous ces innocents,

ces hommes, ces femmes, ces enfants.

Prends le temps de les comprendre,

d'admirer tous ces visages si tendres.

Toutes ces beautés qui t'entourent,

n'en valent-elles pas le détour ?

Que représentent-elles pour toi,

à part le spectre d'une proie...


Vas y, mon beau militaire,

marches, écrases cette terre.

Un jour, c'est elle qui t'écrasera,

et qui, même aussi, t'ensevelira

sous le poids de ton ignorance,

sous le joug de ton arrogance,

dans un désir sans haine,

dans un mépris sans peine.

Pauvre mortel, que tu fais !

Sans âme, ni coeur, tu es.


Ce jour là, ceux ne sont,

ni tes soldats de plomb,

ni ton armée couleur pastel,

aussi puissante soit-elle,

qui te redonneront la vie.

Et tu regretteras, je te le dis,

de ne pas avoir été homme

mais machine qui façonne,

programme un idéal, détruire,

machine qui ne fait que nuire !

Published by Dark Entries - dans Poèmes
2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 17:33

 

 

Deuxième partie...






C'est un recueil de poèmes en 2 parties que j'ai commencé à écrire dans les années 80-90,
en pleine crise de révolte et de rébellion (crise d'adolescence...).


 

- Machine à détruire. - Pour ceux qui s'aiment encore.
- Noires les horreurs... - Coquillage.
- Souvenirs. - Châteaux de sable.
- Un idéal. - Quand le rêve se fait envie.
- Prise de conscience. - La naissance d'un matin.
- Enfant d'Erythrée. - Solitude et ennui...
- Pot de fleur. - Solitaire.
- La vie... - Fille de l'Est.
- Les choses de la vie. - Le grand voyage.
- Chienne de vie... - Parti zoner...
- Petit lutin de la forêt. - Souviens-toi d'oublier... 

 

Pour des lendemains meilleurs... (1ère partie)

Published by Dark Entries - dans Poèmes
2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 00:56

Enflammée de maintes tumultes est cette tête

pour cause incertaine d'une pleine jouissance

durant les trop nombreuses journées de fêtes

où le corps s'enivre en grandes décadences.

 

Ouais, regarde ! Regarde toi donc !

 

Noires et bien sombres drogues austères,

sans cesse incontrôlable devient l'esprit,

de songes en tourments, cet hémisphère

bascule dans les profondeurs du mépris.

 

Ouais, dégrade ! Dégrade toi donc !

 

Pour que ta tête ne puisse plus ressentir

les mouvements dépravés de ton corps,

et que las, ton esprit sans doute chavire

en direction d'un autre possible décors.

 

Ouais, regarde ! Regarde toi donc !

 

Entravé et enchaîné, tu te retiens à la vie,

une autre vente afin d'assouvir tes fastes,

tu as troqué de cet infâme monde pourri,

du délire à revendre via de l'argent néfaste.

Published by Dark Entries - dans Poèmes
2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 00:03

Mon pote Albert, il a trouvé un boulot pas trop pépère.

Il fait les 3/8 à l'usine, pensant gagner un peu de fric.

Il travaille à la chaîne comme ouvrier non spécialisé.

Stressé, harassé, fatigué, il bloque la machine,

et c'est par le patron qu'il se fait réprimander.

Désemparé, il rentre chez lui, se met à boire,

s'en prend à sa femme qui n'y est pour rien,

qui gifle l'enfant, qui frappe le chien,

qui saute sur le chat, qui tue le rat.

 

Mon pote Albert, c'est pas vraiment un pote,

c'est un trou du cul qui se fera toujours exploiter.

Il vit dans la poussière et dans la sueur,

en jouissant à peine de sa dernière heure.

 

Mon pote Albert, il a trouvé un nouvelle galère,

un nouveau boulot, à en croire, pas trop réglo,

un truc qui le fait gerber à longueur de journée.

Depuis qu'il s'est fait virer, il prend plus de somnifères,

il carbure à l'ajax wc, à la térébenthine et à la bière.

Il donne des rencards louches dans des cimetières

pour écouler de la poudre blanche, à ce qu'il parait,

de la pas très chère et en plus, de mauvaise qualité.

 

Mon pote Albert, c'est pas vraiment un pote,

c'est un trou du cul, un camé, un détraqué.

Il vit dans la poussière et dans la peur,

avec juste à peine de quoi faire son beurre.

Published by Dark Entries - dans Poèmes
1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 18:29

Ils t'ont réduit à vivre comme un pantin désarticulé,

une marionnette qu'on bouge, que l'on manipule,

que l'on fait pencher, toujours, du bon côté.

Et tu es là, sans t'en apercevoir,

encore sous le choc de la victoire,

avec un beau programme à faire valoir.

Ils ont gagné, et dans l'euphorie,

bien sûr, ils ne t'ont pas oublié.

Ils te félicitent, te remercient,

et plus tard, t'enverront chier.

Les impôts, les taxes, le chôme,

tu étouffes, tu ne peux plus payer,

tu es dans la merde et tu te dis:

Vivement les prochaines élections

que je retourne les manches de mon blouson !

 

Gauche-droite ! Gauche-droite !

Esclave du vote, tu marches au pas !

 

Ils t'ont réduit à une simple marionnette olé,

un pantin qu'on monte, que l'on démonte,

que l'on fait pencher, toujours du bon côté.

Et tu es là, comme une grosse bite,

bien raide sous le choc du verdict,

et qui, bien vite, se recroqueville

à cause du sort qu'on lui inflige.

Ils ont perdu et avec eux, tu as tout perdu.

Désemparé, désabusé, dépité, désoeuvré,

il ne te reste plus que tes yeux pour pleurer.

Il te faudra encore attendre au moins sept ans,

avant de reformuler des projets, des grands.

Tu devras sans cesse trouver des combines

pour t'en sortir, car comme une bille, tu avais crié

sur tous les toits, pour qui tu ne voterais pas !

 

Gauche-droite ! Gauche-droite !

Esclave du vote, ne votes pas !

 

Ne vote plus ! N'observe plus !

Published by Dark Entries - dans Poèmes
1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 17:25

Depuis l'âge de 3 ans, tu passes ton temps

à user tes frocs sur les bancs de l'école,

depuis que tes parents t'ont dit mon enfant,

faut être le premier en classe "overall"

pour décrocher des tas de diplômes

qui n'effraient bien plus personne...

 

Cela fait 15 années que t'essayes de t'accrocher,

de faire plaisir à ta putain de petite famille,

qui ne cesse de te rabâcher à longueur de journée

que tu n'es qu'un fainéant et que tu vas foutre le camp.

A quoi ça peux bien te servir des tas de diplômes,

si tu dois comme les autres, te retrouver au chôme...

 

" Ils se feront de moins en moins chier les écoliers du futur,

  avec les progrès de l'électronique; après la machine à calculer,

  se sera l'ordinateur de poche, à apprendre les leçons

  et à faire les devoirs, pour accéder au bouquet final,

  la pile du savoir...

 

  A 10 piges, tu choisiras ta voie et on te foutra dans le cul

  un minuscule machin, pas plus gros qu'un pois chiche

  et qui t'apportera 13 années d'études d'un seul pet,

  13 années de savoir, juste l'orientation à choisir:

  Science Po, HEC, que sais je, Médecine, Polytechnique, l'ENA, etc...

 

  Un petit greffon de rien du tout, et te voilà déjà nanti d'un sacré bagage.

  Tu verras, ne rigoles pas, on est en train, on te prépare...

  Tes chiares, à défaut de posséder la science infuse, auront

  la science greffée à la base du cerveau plutôt que de l'oignon,

  à cause du bulbe, ça sera plus fastoche à poser,

  il y aura moins de canalisations... "  lol !

 

Moi, je me fous de l'an 2000,

des institutions et du progrès.

Il y aura 3 fois plus de chômeurs,

20 millions d'immigrés...

On se bousculera aux portes des assedics

pour tous empocher son fric.

Plus de délinquance, plus de violence,

plus de famine, plus de misère,

plus de clochards, plus de haine,

plus de suicides, plus de camés,

mais toujours les mêmes cons

pour te gouverner !

Published by Dark Entries - dans Poèmes
1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 16:11

Tu vis parmi les canons, les bruits de tonnerre,

trahie par les clameurs grandissantes de vengeance

qui t'empêchent d'entendre la douce voix de tes vieux.

Tu vois ta cité tomber en ruine sous les bombes de l'occupant

et tu portes le deuil de tes enfants frappés si prématurément.

Alors, tu frappes à ton tour, sauvagement, cruellement,

de toute la force de ta haine ses cités, ses enfants...

Moi je te crie: Pas d'avenir !

 

Tu as vécu la grande et valeureuse Allemagne hitlérienne,

tu as vu les pontifes du nazisme faire adorer à Nuremberg

la magnifique croix gammée dans un ostensoir en or.

Tu vas prier chaque dimanche pour oublier le temps passé

à tuer de pauvres innocents, à écraser sous les bombes

des églises, des musées et à enterrer des enfants, des mères

dans l'acier et le béton, symboles de ta génération...

Moi je te crie: Pas d'avenir !

 

Tu vois déjà ta ville en ruine, des ruines et encore des ruines,

pas d'usines en marche, pas d'écoles, pas de magasins,

parce que toute activité vitale aura été fatalement détruite.

Pas de nourritures, pas de populations, pas d'enfants,

que des vieillards tombant de faim sur les trottoirs.

Pas de gouvernement, rien que des lois militaires

édictées par les nouveaux vainqueurs de l'absurde...

Et moi qui te crie:  Pas d'avenir !

 

Surtout, pas d'avenir !!! 

Published by Dark Entries - dans Poèmes
1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 15:18

Pays fermé où règne la dictature,

où pour tes idées, on te torture,

frappé, mutilé, tu vas crever,

par milliers, il faut te révolter !

 

Univers concentrationnaire primaire,

où le contestataire de l'absurditaire,

par refus du régime tortionnaire,

se voit proposer le centre d'internement,

hôpital psychiatrique pour dissident !

 

Pays civilisé, présidé par une ordure,

où pour tes faits, tu n'es que parjure,

délaissé, exilé, tu vas succomber,

par milliers, il faut te réveiller !

 

Univers autoritaire fonctionnaire,

où s'enterre le prolétaire sans terre

par opposition, abnégation et rébellion,

c'est la perspective du goulag qui t'attend,

et te passe l'envie d'éclats pour cent ans !

 

Ici, dissidence !

Demandez la sentence !

Procès, verdict, condamnation !

Trahison, mort à l'oppression !

Joie, haine, bonheur !

Le diktat se meurt !

Appel à la dissidence !

Demandez la sentence !

 

Dissident par milliers,

il faut te réveiller !

Montrer du doigt les attenteurs

au nom de la liberté tant usurpée !

 

Dissident par milliers,

il faut te révolter !

Dénoncer de ta voix les oppresseurs

au nom des droits tant bafoués !

 

Dissident... non, 17 dents !!! 

Published by Dark Entries - dans Poèmes
1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 13:49

Petit, tu te souviens sans doute de ce temps

où, enfermés dans des camps...

 

Plus tard, c'est avec audace...

 

on assassinait impunément

des milliers d'innocents...

 

que Mao a fabriqué sur place...

 

des juifs, des enfants,

des gosses et leurs parents...

 

par le conditionnement des masses...

 

à cause d'un fou sadique allemand

qui voulait créer par l'embrigadement...

 

selon la dialectique rouge et sans grâce...

 

des hommes SS pour mille ans !

 

un homme communiste, une nouvelle race !

 

Alors je te le dis, petit, fais gaffe au présent,

à ces vieillards, à ces soldats, à ces tyrans

qui, par un coup d'éclat militaire,

n'hésiteront pas à tout foutre en l'air.

Fais gaffe, petit, à tous ces gens,

à tous ces savants en blouses blancs

qui un jour prochain se vanteront

d'avoir obtenu des embryons

dans leurs minuscules éprouvettes

à partir de matières inertes,

des enfants crées chimiquement,

sans père ni mère, sans ascendants,

et dans l'incapacité de dire non...

Putain de destin, avoue que c'est con !

 

Cependant, petit, dis toi bien,

que pour échapper à ces crétins

va falloir éviter tout conformisme,

tout esprit imprégné de civisme,

et pareil à une cellule cancéreuse,

détruire les innombrables muqueuses

et semer la révolte et l'anarchie

au sein même de la bourgeoisie,

et surtout virer du pouvoir

toute la junte militaire

si tu veux perdre tout espoir

de voir grandir un état totalitaire !

 

Va falloir faire vite, petit,

avant que des cons en uniforme

ne débarquent dans ta vie !

 

Va falloir faire vite, petit !

 

Va falloir plus que des pavés !!!

Published by Dark Entries - dans Poèmes